Île Maurice
L'île Maurice couvre une superficie de 1 866 km2. Elle mesure dans
ses plus grandes dimensions 65 km de longueur et 45 km de largeur. Le
point le plus haut est le Piton de la Rivière noire qui culmine à 828
mètres.
Bien qu'étant d'origine volcanique, l'île ne compte plus de volcan en
activité. On y trouve cependant des cratères endormis dont le trou aux Cerfs, qui est devenu au fil des
ans une des attractions touristiques. La formation de l'île est datée
entre 100 000 et 700 000 ans. Encore de nos jours, on peut observer les
traces de la grande caldeira à l'origine de la formation de l'île.
Comparée à sa voisine, l'île de la
Réunion, l'île Maurice a un relief peu accidenté. Ses plaines
côtières et un plateau central ont permis pendant longtemps la culture
extensive de la canne à sucre et du thé. De
cette canne à sucre, les Hollandais fabriquaient du rhum,
tradition qui est restée ancrée à l'île Maurice qui compte de nombreuses
marques de rhum local, tout comme la bière
Phoenix d'ailleurs.
L'île Maurice a subi un déboisement massif. La forêt primaire ne
subsiste que dans quelques réserves montagneuses.
La barrière de corail qui entoure l'île permet de protéger les
lagons et les plages bordées de cocotiers
et de filaos.
Ces plages attirent de nombreux touristes.
La température varie entre 20 et 35 degrés Celsius.
La pluviosité
est faible sur les régions côtières. Le centre de l'île (les Hauts
Plateaux) est plus arrosé; d'où la décision de la construction du
Midlands Dam au centre de l'île, infrastructure destinée à retenir l'eau
de pluie qui sera utilisée dans les réseaux d'eau locaux.
La capitale du pays, Port-Louis, est située sur la côte ouest. Le
port maritime s'y trouve aussi. On répertorie quatre autres grandes
villes : Beau-Bassin/Rose-Hill, Curepipe, Quatre Bornes et
Vacoas/Phoenix.
L'aéroport
international Sir Seewoosagur Ramgoolam se trouve à Plaisance.
Plusieurs langues sont parlées sur l'île : l'anglais, le français, le
créole mauricien en sont les principales. Puis viennent d'autres
langues comme le hindi, le bhojpuri, l'ourdou, le
mandarin, le hakka
(dialecte chinois), et le tamoul. Cette pluralité linguistique (donc
culturelle) est une des caractéristiques de l'île Maurice.
La chaine de montagnes dont le Pieter both
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Carte topographique de l'île Maurice
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L'île Maurice est d'abord colonisée par les Hollandais qui la
baptisent Mauritius en l'honneur de leur Prince Maurice de Nassau, mais ce sont les Français qui y fondent
la première colonie viable. La capitale, Port-Louis,
doit ainsi son nom et son développement aux Français, spécialement au
gouverneur Bertrand-François Mahé
de La Bourdonnais, dont la statue orne le Caudan Waterfront, avec
les statues de la reine Victoria et de Sir Seewoosagur Ramgoolam.
La population de l'île Maurice est le résultat de plusieurs vagues
d'immigrations : d'abord les colons français, puis britanniques, ensuite
les esclaves venus d'Afrique, puis les Chinois et les Indiens venus
d'Inde pour travailler dans les champs de canne à sucre.
Les Indos-Mauriciens sont les plus nombreux : plus de 68 % de la
population dont 52 % d'hindous et 16 % de musulmans. Ils ont activement
participé à un processus d'indianisation du pays, s'emparant du pouvoir
politique aux dépens du groupe traditionnellement dominant formé par les
Mauriciens blancs.
Les Sinos-Mauriciens (moins de 3 % de la population) sont surtout
actifs dans le commerce.
Le reste de la population est composé de Créoles (27 %), descendant
d'esclaves et à majorité catholiques, et de Franco-Mauriciens (blancs de
Maurice) représentant 2 % de la population qui représentent l'ancienne
aristocratie.
Il y a 1 268 835 habitants à l'île Maurice (au 1er juillet 2008).
L'île Maurice a autrefois abrité un animal aujourd'hui disparu : le
dodo ou dronte (Raphus cucullatus). Le dodo
était un oiseau coureur de la famille des raphidés,
apparenté aux pigeons, qui n'a pu vivre qu'à l'île Maurice. Il a
été découvert en 1598 par les marins hollandais à la recherche d'épices.
Marchant mal et incapable de voler, ce gros oiseau fut le gibier le
plus facile à chasser et fut vite anéanti. Une autre explication de
l'extermination des dodos fut l'introduction sur l'île des rats arrivés sur
les bateaux hollandais, qui mangèrent les œufs des dodos. La fréquence
de ponte de l'oiseau étant faible, le dodo ne résista pas longtemps.
Le dodo a inspiré Lewis
Carroll pour les aventures d'Alice au pays
des merveilles. En 1990[1],
Andrew Kitchener, biologiste au Royal Museum of
Scotland, a créé deux reproductions grandeur nature du dodo.