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Afrique
D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique
est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et
20,3 % de la surface des terres émergées[1].
Avec une population de 1 000 000 000 habitants (2010)[2],
les Africains représentent 16,14% de la population mondiale. Le
continent est bordé par la mer Méditerranée au nord, le canal
de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. L’Afrique comprend 48 pays
en incluant Madagascar, et 53 en incluant tous les archipels.
L’Afrique chevauche l’équateur et englobe de
nombreux climats : tempérés au nord et au sud, chauds et désertiques le
long des tropiques, chauds et humides sur l'équateur. En raison du
manque de précipitations régulières et d’irrigation,
tout comme de glaciers ou de systèmes montagneux aquifères,
il n’y existe pas de moyen de régulation naturel du climat à
l’exception des côtes.
As d' Hadrien (136), représentant sur l'avers Africa, portant une dépouille d'éléphant,
tenant un scorpion et une corne d'abondance, un modius de blé à ses pieds.
L'étymologie de ce nom a fait l'objet de nombreuses hypothèses.
Selon la plus probable, due à Michèle Fruyt (Revue de Philologie
50, 1976: 221-238), Africa est lié à autre terme latin africus
(ventus) désignant en Campanie,
le « vent pluvieux » en provenance de la région de Carthage,
puisqu'à l'origine, les Romains
nommaient uniquement « Afrique » cette partie nord du continent.
Les étymologies antérieures au 20e siècle
ne sont plus aujourd'hui que des curiosités historiques : Isidore de Séville tirait ce nom du latin aprica
(« ensoleillée »); Léon l'Africain invoquait un mot grec
fictif a-phrike (« sans froid »).
Selon d'autres chercheurs, le mot Afrique provient de la tribu des Banou Ifren (tribu Amazigh)[3],[4].
L'ancêtre des Ifren est Ifri. Ifren
est l'ancêtre de la tribu Banou Ifren, appelée aussi Iforen ou Ifuraces ou Afer[5]
(grotte ou caverne en langue berbère selon Ibn
Khaldoun). Ifri
ou Ifren est également une divinité amazigh[6],[7],[8].
D'autres chercheurs désignent les Banou Ifren comme étant les habitants de
l'ancienne Ifriquia et que le nom d'Afrique découle de la nomination de
la tribu des Banou Ifren [9],[10].
Ifren est le nom d'une divinité berbère et aussi une tribu berbère les Banou Ifren[11],[12].
De plus, les Banou Ifren seraient les
Ifuraces, tribu qui rassemble les Afar. Les Ifuraces habitaient
l'ancienne tripolitaine et sont des Zénètes Berbère, que Corripus a désigné dans son livre
de Johanide par Ifuraces[13],[14].
Selon d'autres hypothèses arbitraires, le mot « Afrique » pourrait
provenir du nom "Afridi", une tribu qui vivait en Afrique du Nord près de Carthage[réf. nécessaire],
ou encore du berbère Taferka
« terre », « propriété terrienne ».
Le nom latin Africa a donné en arabe إفريقيا ifrīqīyā,
qui désignait jadis l'actuelle Tunisie. Afrique
Impériale [modifier]
En Afrique de l’ouest, depuis le VIe siècle au début du millénaire suivant, la
grande activité commerciale et les terres fertiles y ont favorisé
l’émergence de royaumes et d’empires puissants tels que la civilisation Nok, l’empire du Mali, l’Oba
du Benin, le royaume du Kanem-Bornou, le Dahomey,
le royaume d'Oyo, l’empire Ashanti, l'empire du Ghana, l’empire Songhai et l'empire Djolof,
Empire Kongo, Empire peul du Macina, Royaume bambara de
Segou, Empire Monomotapa.
La création de l'empire du Mali, appelé aussi Mandé ou Manden, est sans doute
l'un des plus grands évènements de l'histoire de l'Afrique. Il eut lieu
en 1235, lorsque Sundjata Keita ou Soundiata Keïta gagna avec
son armée la bataille de Kirina. Sundjata devint alors
roi des rois ou empereur, et est considéré comme l'un des plus grands
héros de toute l'Afrique, bien que la transmission orale de son histoire
ait sans doute contribué à lui donner les caractéristiques d'un héros
de conte. Il dota son empire d'une constitution, la charte de Kurukan
Fuga ou charte du Manden, en 1236, qui s'apparente
en certains points à une déclaration des droits de l'homme. Cette
charte, transmise oralement de génération en génération, affirme
notamment le droit à la vie, la préservation de l'intégrité physique, la
tolérance, le respect des sages et marabouts, le principe d'éducation
des enfants par tous, d'association des femmes à la politique, le bon
traitement des esclaves... Il est même fait mention d'une suppression de
l'esclavage, mais celui-ci a continué dans les faits. La charte donne
également des règles économiques, et concernant la guerre[15],[16].
À l'est, le royaume éthiopien donne suite au royaume d'Axoum qui développe ses
relations commerciales entre l'Afrique, le Moyen-Orient
et l'Inde[17].
Enfin en Afrique australe, occupée initialement par
les peuples Khoïsan puis Bantous,
le Grand Zimbabwe, centre
de l'Empire Monomotapa, apparaît dès le IVe siècle av. J.-C...
Des fédérations plus lâches de cités-États telles que les Yoruba et
les Haoussa
virent également le jour, mais la plupart de ses royaumes virent leur
puissance tomber avec l'installation de ports européens en Guinée[18].
L'islamisation
[modifier]
À partir du VIIe siècle, les armées
Arabes
envahirent et colonisèrent l'Afrique du Nord. Le commerce caravanier et l'expansion islamique
nouèrent de nouvelles relations entre les deux Afrique. L'islamisation
se fit aussi bien de manière pacifique que militaire. En Afrique, ce
sont souvent les ethnies initialement islamisées, qui propageront cette
religion.
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La traite des
Noirs [modifier]
Médaillon officiel de la Société britannique anti-esclavage.
L'inscription dit : « Ne suis-je pas un homme et un frère ? »
L'Afrique Noire eut ses premiers contacts
avec le monde arabe au VIIe siècle, puis avec les européens
au XVe siècle. Ces derniers établirent des
comptoirs concurrents de la traite orientale ; d'abord pour
commercer, ensuite aussi pour la traite des Noirs à l'origine de la diaspora africaine.
L'Afrique du Nord en s'islamisant, est passée
de la civilisation islamique à l'ottomane, sauf le Maroc qui a
pu stopper l'avancée ottomane au fleuve de la Moulouya
(près d'Oujda)
lors du règne des Saadiens sur le pays.
La colonisation
[modifier]
Au XIXe siècle, après l'abolition de l'esclavage, les États
européens se sont installés en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne grâce à leur avance
technologique et malgré la résistance des peuples africains. Les puissances coloniales se partagent
l'Afrique lors de la conférence de Berlin en 1884-1885.
L'exploitation des ressources naturelles et humaines africaines continua
sous administration européenne jusqu'au XXe siècle. Deux pays échapperont néanmoins au
partage de l'Afrique: le Liberia indépendant depuis 1847 et l'Éthiopie
qui a su rester indépendante en infligeant une défaite aux italiens à
la bataille d'Adoua en 1896, faisant de cette
victoire la première d'un pays africain sur les colonialistes.
La
quête de l'autonomie politique et les indépendances [modifier]
Les aspirations nationalistes africaines menèrent aux indépendances
qui s'étalèrent de 1910 à 1975 suivant les pays. L'Afrique fut jusqu'aux années
1990 instrumentalisée par les puissances de la guerre
froide.
Afrique
contemporaine [modifier]
Carte politique de l'Afrique
De nombreux conflits sont présents en Afrique :
- conflits dits "ethniques" dont les causes de certains sont
attribuées au tracé des frontières ne tenant que très
peu compte de l'histoire et de l'organisation sociétale des diverses
composantes culturelles du continent africain;
- conflits dits "politiques" du fait de gouvernements irresponsables
faisant passer les intérêts des dirigeants avant ceux des populations
locales en dépit de leur pauvreté ;
- conflits dits "sociaux politiques" dus à cette extrême pauvreté;
- des guerres civiles aux enjeux internationaux éclatent pour le
contrôle des matières premières dont la commercialisation n'enrichit que
rarement les populations locales.
L'Afrique est le continent le plus ravagé par les conflits. Selon l’Atlas
stratégique 2008, sur 35 conflits graves répertoriés dans le monde,
13 sont situés en Afrique, où 15 pays sur 53 sont concernés par une
« crise d’intensité moyenne à haute ». Le premier fournisseur d'armement
en valeur à l'ensemble du continent étant entre 1998 et 2005 la France[19].
Par un cercle vicieux, ces conflits entraînent la pauvreté puis des
conflits sociaux, ce qui favorise l'éclatement d'autres conflits.
Dans un souci de préserver la paix sur le continent, l'Organisation de l'unité
africaine a été créée en 1963, puis remplacée en 2002 par l'Union africaine. En 2008, sur 88 000 casques bleus de l’ONU déployés dans le monde,
61 000 sont engagés en Afrique dans huit conflits ouverts ou larvés.
Pour les Nations unies, la facture militaire africaine atteint 5,5
milliards de dollars sur un total mondial de 7,2 milliards.
Génocide
rwandais [modifier]
En 1994, le gouvernement à Kigali
encourage le massacre systématique de la minorité Tutsi. En deux mois, les milices hutu tuent près d'un million de personnes.
Guerre
civile au Darfour [modifier]
Il se déroule actuellement au Darfour
une guerre civile pour obtenir le contrôle de certaines ressources (eau, terres...)
et un nettoyage ethnique. On dénombre déjà plus
de 300 000 morts[20].
Crise
politico-militaire en Côte d'Ivoire [modifier]
En Côte d'Ivoire se disputent les forces
de l'État ivoirien et des forces rebelles pour obtenir des
changements politiques, cette crise a duré 5 ans (2002-2007).
La guerre d'Algérie se déroule de 1954 à 1962 et
débouche sur l'indépendance de l'Algérie,
colonie française de 1830 à 1848, puis
partie intégrante du territoire de la République
et considerée comme département français. Dans les années 1990, une
violente guerre civile oppose le gouvernement à l'opposition islamique.
Actuellement, le terrorisme résiduel qui existe encore en Algérie n'a
plus rien à avoir avec celui des années 1990, une mutation s'est faite
et l'Algérie a affaire maintenant à un terrorisme globalisé comme al-Qaida
au pays du Maghreb islamique.
Statue montrant la route menant à Alger "la capitale de la résistance
algérienne", Béjaïa, Algérie
Cela désigne l'attitude politique, impérieuse, d'un pays face à une
de ses anciennes colonies.
Articles détaillés par pays
[modifier]
Avec une superficie de 30 millions de km² de surface émergée,
l’Afrique est le second continent le plus étendu. Séparé de l'Europe par
la mer Méditerranée, il est rattaché à l'Asie à son extrémité nord-est
par l'isthme de Suez (traversé par le canal
de Suez) sur 163 km[21].
Depuis son extrémité nord à Ras ben Sakka (37°21' N) en Tunisie à
son extrémité sud au Cap des Aiguilles (34°51'15" S) en Afrique du Sud, le continent s'étend sur environ 8 000 km, et depuis le Cap-Vert
(17°33'22" W), à son extrême-ouest, à Ras Hafun (51°27'52" E) en Somalie,
à l'extrême-est, sur 7 400 km[22].
Ses côtes, rectilignes, sont longues de
26 000 km, et l'absence de profondes entailles de sa rive est
remarquable par le fait que l'Europe, qui s'étend sur 10 400 000 km² – soit environ un tiers de
la surface de l'Afrique – dispose d'un littoral, plus long, de 32 000 km[22].
Le plus grand pays d'Afrique, par sa superficie, le dixième au monde,
est le Soudan,
tandis l'archipel des Seychelles,
au large de la côte est de l'Afrique, en est le plus petit[23].
L'Afrique présente une grande variété de climats, d'équatorial au centre à tempéré chaud en Afrique du Nord et en Afrique australe. Les plaines du nord sont désertiques
et très chaudes en raison de la grande distance qui les sépare de
l'océan. Les différences de température entre l'été et l'hiver, ainsi
qu'entre le jour et la nuit, y sont les plus importantes. Plus au sud,
la chaleur est atténuée par l'humidité apportée par l'océan ainsi que
par l'altitude, particulièrement sur les hauts plateaux d'Afrique de l'Est. La végétation y est également plus dense.
Enfin, les extrêmes nord et sud connaissent tous deux un climat tempéré,
quoique plus frais et plus humide au sud.
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En ce qui concerne l'environnement, l'Afrique est confrontée à trois
phénomènes majeurs qui sont la sécheresse dans les États du Sahel et de
la Corne d'Afrique (Éthiopie,Somalie,Erythrée,Kenya) occasionnant de
nombreux épisodes de faim dans ces contrées, la désertification due à la
surexploitation agricole ainsi qu'à la poussée démographique, enfin la
déforestation causée par une agriculture extensive sur brûlis et de
nombreux conflits armés notamment à l'Est de la République démocratique
du Congo.
Géographie
humaine [modifier]
États
d'Afrique [modifier]
Les frontières des États de
ce continent sont en grande partie issues de la colonisation,
ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des
populations. De même le regroupement des différents pays en
sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité
historique. On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique noire (appelée aussi l’Afrique subsaharienne) et l'Afrique australe :
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara,
est habitée par des populations à majorité arabe et berbère
- l'Afrique subsaharienne est elle-même subdivisée en trois sous
régions : l’Afrique de l'Ouest, l’Afrique de l'Est, l’Afrique centrale
- l'Afrique australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort
niveau de développement économique.
|
|
Carte physique de l'Afrique
|
Photo satellite de l'Afrique
|
| Noms des pays et des territoires, avec drapeau |
superficie
(km²) |
Population
(1er juillet 2002) |
Densité de population
(par km²) |
Capitale |
| Afrique de l'Est: |
Burundi |
27 830 |
8 090 068 |
229,0 |
Bujumbura |
Comores |
2 170 |
690 948 |
283,1 |
Moroni |
Djibouti |
23 000 |
768 900 |
20,6 |
Djibouti |
Îles Éparses (France) |
44 |
0 |
0 |
Saint-Denis |
Érythrée |
121 320 |
4 465 651 |
36,8 |
Asmara |
Éthiopie |
1 127 127 |
74 777 981 |
60,0 |
Addis-Abeba |
Kenya |
582 650 |
34 707 817 |
53,4 |
Nairobi |
Madagascar |
587 040 |
18 595 469 |
28,1 |
Antananarivo |
Malawi |
118 480 |
13 013 926 |
90,3 |
Lilongwe |
Maurice |
2 040 |
1 200 206 |
588,3 |
Port Louis |
Mayotte (France) |
374 |
201 234 |
456,9 |
Mamoudzou |
Mozambique |
801 590 |
19 686 505 |
24,5 |
Maputo |
La
Réunion (France) |
2 512 |
787 584 |
296,2 |
Saint-Denis |
Rwanda |
26 338 |
8 648 248 |
280,9 |
Kigali |
Seychelles |
455 |
83 688 |
176,0 |
Victoria |
Somalie |
637 657 |
7 753 310 |
12,2 |
Mogadishu |
Tanzanie |
945 087 |
37 187 939 |
39,3 |
Dodoma |
Ouganda |
236 040 |
24 699 073 |
104,6 |
Kampala |
Zambie |
752 614 |
9 959 037 |
13,2 |
Lusaka |
Zimbabwe |
390 580 |
11 376 676 |
29,1 |
Harare |
| Afrique centrale: |
Angola |
1 246 700 |
10 593 171 |
8,5 |
Luanda |
Cameroun |
475 440 |
16 184 748 |
34,0 |
Yaoundé |
République centrafricaine |
622 984 |
3 642 739 |
5,8 |
Bangui |
Tchad |
1 284 000 |
8 997 237 |
7,0 |
N'Djamena |
République du Congo |
342 000 |
2 958 448 |
8,7 |
Brazzaville |
République démocratique du
Congo |
2 345 410 |
55 225 478 |
23,5 |
Kinshasa |
Guinée équatoriale |
28 051 |
498 144 |
17,8 |
Malabo |
Gabon |
267 667 |
1 233 353 |
4,6 |
Libreville |
Sao Tomé-et-Principe |
1 001 |
170 372 |
170,2 |
São Tomé |
| Afrique du Nord: |
Algérie |
2 381 741 |
32 277 942 |
13,6 |
Alger |
Égypte[24] |
1 001 450 |
70 712 345 |
70,6 |
Le
Caire |
Libye |
1 759 540 |
5 368 585 |
3,1 |
Tripoli |
Maroc |
446 550 (710 050 avec le Sahara occidental) |
31 167 783 |
69,8 |
Rabat |
| Sahara occidental (territoire revendiqué
par le Maroc) [25] |
266 000 |
256 177 |
1,0 |
Laâyoune |
Soudan |
2 505 810 |
37 090 298 |
14,8 |
Khartoum |
Tunisie |
163 610 |
9 815 644 |
60,0 |
Tunis |
| Dépendances européennes en Afrique du Nord: |
Canaries (Espagne) |
7 492 |
1 694 477 |
226,2 |
Las Palmas de Gran Canaria,
Santa Cruz de
Tenerife |
Ceuta (Espagne) |
20 |
71 505 |
3 575, 2 |
— |
Madère
(Portugal) |
797 |
245 000 |
307,4 |
Funchal |
Melilla (Espagne) |
12 |
66 411 |
5 534, 2 |
— |
| Afrique australe: |
Botswana |
600 370 |
1 591 232 |
2,7 |
Gaborone |
Lesotho |
30 355 |
2 207 954 |
72,7 |
Maseru |
Namibie |
825 418 |
1 820 916 |
2,2 |
Windhoek |
Afrique du Sud |
1 219 912 |
43 647 658 |
35,8 |
Pretoria |
Swaziland |
17 363 |
1 123 605 |
64,7 |
Mbabane |
| Afrique de l'Ouest: |
Bénin |
112 620 |
6 787 625 |
60,3 |
Porto-Novo |
Burkina Faso |
274 200 |
12 603 185 |
46,0 |
Ouagadougou |
Cap-Vert |
4 033 |
408 760 |
101,4 |
Praia |
Côte d'Ivoire |
322 460 |
16 804 784 |
52,1 |
Abidjan,
Yamoussoukro |
Gambie |
11 300 |
1 455 842 |
128,8 |
Banjul |
Ghana |
239 460 |
20 244 154 |
84,5 |
Accra |
Guinée |
245 857 |
9 371 065 |
31,6 |
Conakry |
Guinée-Bissau |
36 120 |
1 345 479 |
37,3 |
Bissau |
Liberia |
111 370 |
3 288 198 |
29,5 |
Monrovia |
Mali |
1 240 000 |
11 340 480 |
9,1 |
Bamako |
Mauritanie |
1 030 700 |
2 828 858 |
2,7 |
Nouakchott |
Niger |
1 267 000 |
10 639 744 |
8,4 |
Niamey |
Nigeria |
923 768 |
129 934 911 |
140,7 |
Abuja |
Sainte-Hélène (R.U) |
410 |
7 317 |
17,8 |
Jamestown |
Sénégal |
196 190 |
11 343 328 |
57,8 |
Dakar |
Sierra
Leone |
71 740 |
5 614 743 |
78,3 |
Freetown |
Togo |
56 785 |
5 285 501 |
93,1 |
Lomé |
| Total |
30 368 609 |
843 705 143 |
27,8 |
|
Évolution
de la population [modifier]
L'Afrique est le continent dont la population en pourcentage a le
plus augmenté depuis le début du XXe siècle
et dont le taux d'accroissement naturel, avec 2,8 % en 2008 est le
plus élevé[26]
. Estimée à 133 millions d'habitants en 1900 soit
8,1 % de la population mondiale, elle est à passé en
1950 à 221 millions soit 8,8 % de la population puis à 767 millions en 1999 soit
12,8 % de la population et pourrait être de 1 766 millions en 2050 soit
19,8 % de la population [27].
Natalité
et mortalité [modifier]
Si la majeure partie des pays africains ont un taux de natalité élevé, ils font également face à un taux de mortalité extrêmement fort, y compris une
mortalité infantile. 10 pays africains avaient en 2008 un taux de
mortalité infantile supérieur à 100 ‰
(soit 10%), 30 un taux supérieur à 50 ‰
(soit 5%)[28].
Les 5 pays ayant l'espérance de vie la plus faible (de 32 à 41 ans) en 2008 étaient
tous africains[29].
Le Sida est devenu la première cause de mortalité
en Afrique à la fin du XXe siècle[30].
C'était encore le cas en 2007, où ONUSIDA estimait à 22 million le nombre de
personnes infectées en Afrique[31].
La malnutrition (carence en vitamines ou
calorique), la famine, le manque d'eau ou la mauvaise qualité de
l'eau, les épidémies sont autant d'autres causes importantes.
Cultures et
religions [modifier]
Culture
traditionnelle [modifier]
La culture africaine n'est pas un bloc monolithique, il existe
plusieurs cultures africaines. La culture africaine subsaharienne
traditionnelle est basée sur la transmission orale, souvent accompagnée
de musique. Le griot, messager et chanteur de la communauté, chargé de
conserver la mémoire et la tradition du peuple, fut longtemps la clé de
voûte de la société africaine. Ses paroles étaient souvent accompagnées
d'instruments, et il était chargé de gérer les conflits dans la
communauté[32].
Culture
contemporaine [modifier]
Depuis l'époque dite "des indépendances" les intellectuels et
artistes africains se sont engagés dans une large réflexion autour de
l'identité et de la modernité. L'équation entre authenticité et
modernité se résout différemment selon les directions choisies. Il y a
eu bien sûr le mouvement de Négritude,
fondé entre autres par Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, axé sur la négation de l'assimilationnisme
colonial et l'union des cultures noires à travers le monde. Ce mouvement
à trouvé son expression dans le Festival mondial des Arts Nègres
organisé par le président sénégalais Léopold Sédar Senghor en 1964. Il
fut suivi en 1969 par le Festival Panafricain d’Alger qui proposa une
nouvelle vision de la culture africaine, tentant de dépasser les
conceptions raciales ou ethnocentristes au profit d’une culture
africaine unie sous le signe de la révolution ou rejet du
néocolonialisme.
Aujourd’hui, malgré les difficultés politiques ou économiques qui
forcent certains d’entre-eux à émigrer en Europe ou aux États-Unis,
beaucoup d’artistes et de penseurs africains ont acquis une renommée
internationale. On citera par exemple Youssou N’Dour, Cesaria Evora, Cheb Khaled, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté ou encore Tinariwen
dans le domaine de la musique ; mais aussi quatre prix Nobel de
littérature avec John Maxwell Coetzee, Nadine Gordimer, Naguib Mahfouz et Wole
Soyinka ; pour le cinéma Ousmane Sembène, Youssef Chahine (grand prix du jury au festival de berlin)
ou Mohammed Lakhdar-Hamina (palme d’or à
Cannes)...
Le succès des vidéo-clubs ( Dakar)
Vu la faible quantité de la production, il est souvent considéré
comme un ensemble, même s'il existe bien évidemment une multitude de
"cinémas africains". Il faut également noter que pendant longtemps il
s'est agi d'un cinéma de l'extérieur puisque les conditions économiques
étant rarement réunies pour qu'une vraie industrie puisse exister,
beaucoup de réalisateurs étaient des expatriés, en France, en Belgique
ou ailleurs. Ces dernières années, avec la démocratisation de la vidéo
(et donc des tournages plus légers et économiques), on assiste dans un
certain nombre de pays à l'émergence de cinéastes de l'intérieur.
C'est notamment le cas au Nigéria. Le cinéma nigérian est considéré comme
le troisième mondial selon la quantité de films produits selon The Sunday Telegraph[33].
Les films produits par l'industrie cinématographique nationale (connue
sous le nom de Nollywood) sont tournés en quinze jours et
coûtent en moyenne 11 000 euros. En l'absence d'un réseau de salle de cinéma, les films sont ensuite distribués
directement en vidéo (3 euros
le DVD).
Parallèlement à cette production ciblant les spectateurs de leurs
pays, certains réalisateurs africains sont plus connus (et reconnus) à
l'international. On citera notamment le Mauritanien Abderrahmane Sissako, les Maliens Souleymane Cissé et Cheick Oumar Sissoko, le Burkinabé Idrissa Ouedraogo et le Sénégalais Ousmane Sembène.
Tout en rendant hommage à Sembène décédé au cours de l'année, la
vingtième édition du FESPACO, qui s'est tenu en
février-mars 2007 à Ouagadougou, témoigne[34]
cependant de la montée d'une nouvelle génération de cinéastes, à
laquelle se rattachent notamment les trois lauréats du festival, le
Nigerian Newton Aduaka pour Ezra, le Camerounais
Jean-Pierre Bekolo avec Les Saignantes
et le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun,
réalisateur de Daratt. Les protagonistes des films récents sont
souvent des adolescents ou de jeunes adultes, ce qui correspond à la
moyenne d'âge du continent africain. La guerre, la violence et leurs
conséquences font partie des thèmes fréquemment abordés, de même que
l'immigration et la diaspora.
Familles linguistiques en Afrique
Les linguistes recensent environ 2 000 langues vivantes sur le continent
africain (soit environ le tiers des langues du monde), regroupées en
quatre grandes familles, exclusion faite des langues de
souche non africaine.
La famille
afro-asiatique (ou chamito-sémitique, composée de 353 langues vivantes dont 299 parlées en
Afrique, totalisant 340 millions de locuteurs)
n’est pas exclusivement africaine. Elle s’étend également sur la péninsule
Arabique et ne couvre que la partie nord de l’Afrique de l'Ouest. Elle inclut notamment le Berbere, la langue originelle des habitants de
l'afrique du nord, ainsi que l’arabe qui
est la première langue d'afrique en nombre de locuteurs.
La famille
nilo-saharienne (197 langues vivantes et 35 millions de
locuteurs) couvre une partie du Sahara, le
haut bassin du Nil
et certains hauts plateaux de l’Afrique orientale. Elle est composée
de douze groupes de langues dont seulement deux sont localisés en Afrique de l'Ouest : le songhai (Mali, Niger, Burkina, Bénin)
et le Kanuri (Niger, Nigeria,
Cameroun
et Tchad
autour du lac du même nom).
La famille khoisan (22 langues vivantes et 360 000 locuteurs)
est la plus petite famille linguistique africaine.
Elle est centrée sur la Namibie et rayonne sur l’Angola, le
Botswana
et l’Afrique du Sud. « Dans le passé, les langues
khoisan étaient parlées dans la majeure partie de l’Afrique australe et orientale. Elles ont été
progressivement évincées de maints endroits par les langues bantou
(puis) européennes ».
La famille Niger Congo
compte près de 1 500 langues vivantes, ce qui fait d’elle
la plus grande famille linguistique du monde
(22 % des langues
de la planète et 71 % des langues africaines). Elle couvre la plus
grande partie du territoire ouest-africain et concerne l’immense majorité de la
population de la région. Elle compte en son sein un groupe - le bantou – qui couvre à lui seul la quasi-totalité
de l’Afrique sub-équatoriale à l’exception de l’aire khoisan.On
retoruve dans cette famille la langue swahili (parfois appelé kiswahili)
Beaucoup de spécialistes estiment que le foyer originel des Bantou se situe au sud de la Bénoué
(à la frontière du Cameroun et du Nigeria).
Il y a de cela 4 000 ans, les Bantou entament une longue migration vers l’Afrique centrale, sans doute poussés par l’aridification
du climat et le développement de l’agriculture
et de l’élevage qu’ils rejettent. Cette colonisation prend
près de trois millénaires. Les Bantou n’atteignent le Sud du continent qu’aux XVIe siècle, XVIIe siècle fuyant les Massaï venus de la haute vallée du Nil. Les nombreuses similitudes
entre les langues bantou ainsi que leur remarquable
extension géographique en font une zone linguistique spécifique très
souvent distinguée du reste de la famille nigéro-congolaise.
autre Familles
linguistiques présentes sur le continent :
Le français joue actuellement un rôle important en
Afrique, servant de plus en plus de langue véhiculaire voire de langue
maternelle (au Gabon, Côte d'Ivoire, Congo, Cameroun
et Bénin
notamment) dans un grand nombre de pays, et son utilisation
s'intensifie.
Entre 1992 et 2002, le nombre d'apprenants du et en français
en Afrique Subsaharienne et Océan Indien a augmenté de 60,37%, passant
de 22,337 millions à 34,563 millions de personnes. On peut observer une
tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'OIF
pour le Maghreb
ont été réunis avec ceux du Moyen-Orient,
le décompte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais
on observe une augmentation de 10,47 millions à 18 millions
d'apprenants pour cet ensemble, quand bien même le français n'est pas
langue officielle (Algérie). Il faut aussi considérer le nombre de
locuteurs du français dans chaque pays pour se faire une idée de
l'importance que joue le français en Afrique. D'ores et déjà, il y a
plus de francophones en Afrique
qu'en Europe.[35]
L'Académie africaine des langues
a été créée en 2001
afin de gérer ce patrimoine linguistique[36].
Historiquement, les religions
tribales africaines dominaient les régions d'Afrique de l'Est, Afrique centrale, Afrique australe, et la région côtière d'Afrique de
l'Ouest.
L'animisme a moins de pratiquants aujourd'hui qu'avant l'arrivée des
Européens, mais il reste important dans certains pays, notamment le Bénin
et le Togo.
Il y a beaucoup d'Africains qui incorporent quelques éléments
d'animisme dans leur foi chrétienne ou musulmane.
L'Afrique est très marquée par l'arrivée de l'Islam qui
s'est installé en Afrique du Nord (la Grande mosquée de
Kairouan en Tunisie est la plus ancienne mosquée en Afrique du
Nord[37] ;
fondée en 670, elle date dans son aspect actuel du IXe siècle[38]),
et plus tard dans l'intérieur de Afrique de l'Ouest et la côte d'Afrique de l'Est.
Un christianisme orthodoxe existe en Éthiopie,
Érythrée et Égypte
depuis l'antiquité tardive. L'Éthiopie
étant la seconde plus ancienne nation chrétienne au monde après
l'Arménie, faisant remonter cette tradition depuis 330. Dans le reste de
l'Afrique, le christianisme est représenté via ses
traditions catholiques et protestantes établies par des missionnaires européens pendant
l'époque coloniale.
Beaucoup de sportifs de niveau international sont d'origine
africaine : des footballeurs, tels que Roger
Milla, Rabah Madjer, Lakhdar Belloumi Didier
Drogba,Emmanuel Adebayor et Michael Essien ou encore Samuel
Eto'o, double vainqueur de la ligue des champions, ont tous évolué
ou évoluent dans l'élite du football international. Kenenisa Bekele, Hicham El Guerrouj et Noureddine Morceli ont quant à eux brillé en athlétisme.
Le football
et l'athlétisme sont les sports les plus répandus. Les
pays qui sont d'ancienne colonies britanniques pratiquent également le cricket ;
quant au rugby, il est surtout pratiqué en Afrique du Sud. La coupe du monde de football de
2010 se tiendra en Afrique du Sud, devenant ainsi le premier pays africain à
organiser cette manifestation internationale.
L'exploitation des matières premières
est de loin la première exportation de l'Afrique mais la part de
l'Afrique dans les exportations mondiales a chuté de 4,5% en 1990 à 1,1%
en 2008 et celle des investissements étrangers
directs de 5,8% en 1990 à 1% en 2008, selon un communiqué de la FAO[39].
La dette
africaine [modifier]
La dette constitue une part essentielle du budget de l'économie de la
majeure partie des pays africains. Le service de la dette constitue par
exemple sur les années 1992-1997, 35% du budget du Cameroun et de la
Côté d’Ivoire, 40% de celui du Kenya et du Zambie, 46% de celui de la
Tanzanie (dans le même temps la part des services sociaux constitue
moins de 15% du budget, 4% au Cameroun)[40].
Une partie essentielle de cette dette extérieure est constituée de la
dette dite multilatérale, c’est-à-dire envers les institutions
financières internationales où la représentation de ces pays n’a
pratiquement aucun poids.
Selon le Comité pour
l'annulation de la dette du tiers monde, la dette « est la
conséquence de choix géopolitiques bien précis. Surtout elle est un
puissant mécanisme de subordination des pays du Sud »[41]
On peut distinguer trois grandes phases dans le développement de
cette dette :
- Tout d’abord dans les années 1960-70, « la Banque mondiale incite les pays du Sud à emprunter dans
l’espoir affiché de financer la modernisation de leur appareil
d’exportation et les connecter au marché mondial. l’endettement est
encore supportable pour les pays du Sud car ces prêts leur permettent
malgré tout de produire davantage, donc d’exporter plus et de récupérer
des devises pour les remboursements et de nouveaux investissements. »
- À la fin de l’année 1979, les États-Unis
amorcent un virage libéral,
Paul Volcker, le directeur de la Réserve
fédérale américaine, décide une forte augmentation des taux d’intérêt américains
dans le but d’attirer les capitaux. De l’ordre de 4-5 % dans les années
1970, ils passent à 16-18 % au moins, voire davantage au plus fort de
la crise, car la prime de risque devient énorme. Par conséquent, le Sud
doit rembourser trois fois plus d’intérêts. C’est la crise de la
dette.
- Dès qu’un pays est contraint de stopper ses remboursements, le Fonds monétaire international
(FMI) accepte de prêter l’argent nécessaire au taux fort à condition que
le pays concerné accepte de mener la politique décidée par ses
experts : la politique économique de l’État endetté passe sous contrôle
du FMI. Les mesures préconisées sont inscrites dans un Plan
d'ajustement structurel (PAS), qui correspond au même schéma
libéral : abandon des subventions aux produits et services de première
nécessité : pain, riz, lait, sucre, combustible... ; austérité
budgétaire et réduction des dépenses, en général baisse drastique des
budgets sociaux « non-productifs » (santé, éducation, subventions aux
produits de base) ; dévaluation
de la monnaie locale ; taux d’intérêt élevés, pour attirer les capitaux
étrangers avec une rémunération élevée ; production agricole tout
entière tournée vers l’exportation (café, coton, cacao, arachide, thé
etc.) pour faire rentrer des devises, donc réduction des cultures vivrières et déforestation pour gagner de nouvelles
surfaces ; ouverture totale des marchés par la suppression des barrières douanières ;
libéralisation de
l’économie, notamment abandon du contrôle des mouvements de capitaux et
la suppression du contrôle des changes ; fiscalité aggravant encore les
inégalités avec le principe d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la
préservation des revenus du capital ; privatisations
massives des entreprises publiques, donc un désengagement de l’État des
secteurs de production concurrentiels.
Selon les chiffres du CADTM en 2009, le bilan des flux financiers
montrent que, suite à la crise de la dette, les pays en voie de
développements ont remboursé jusqu’en 2009 l’équivalent de 102 fois ce
qu’ils devaient en 1970, dans le même temps leur dette a été multiplié
par 48.
Le remboursement de la dette extérieure entre 1986 et 2007 correspond
ainsi à l’équivalent de 7.5 plans Marshall injectés vers les pays du
Nord[42].
Ainsi selon le CADTM, « par
l'intermédiaire de la dette, le transfert des richesses des peuples du
Sud vers les classes dominantes du Nord avec la complicité de celles du
Sud est à l'oeuvre sous nos yeux. »[42]
La dette extérieure publique de l’Afrique se chiffre à 130 milliards
de dollars en 2009[40].
Le 10 juin 2009, deux collectifs d’associations françaises et belges
réclament dans un rapport sur les « fonds vautours »
la mise en place d’un véritable tribunal international de la dette. Ces
associations soulignent que ces fonds spéculatifs «rachètent les dettes
de pays pauvres à un prix extrêmement bas en vue de les contraindre par
voie judiciaire à les rembourser au prix fort, engrangent des plus
values colossales sur le dos des populations du Congo, de Zambie,
du Pérou, d'Argentine ou du Nicaragua»[43].
Elles pointent du doigt les responsabilités des pays riches, estimant
notamment que « les justices française,
anglaise
ou américaine donnent systématiquement raison aux
fonds vautours contre les pays pauvres » et que « l'argent que la France et
les pays riches ont consacré aux allègements de dette se voit confisqué
par des fonds privés au lieu de financer les dépenses sociales, comme
annoncé »[44].
La
place de l'Afrique dans la mondialisation des échanges [modifier]
L´Afrique est un continent riche en ressources naturelles :
le Congo, l'Angola, l'Algérie,
la Guinée,
le Gabon,
la République démocratique du
Congo, la République centrafricaine, le Nigeria
et l´Afrique du Sud, la Côte d'Ivoire, et le Cameroun
sont probablement les pays les mieux dotés du continent[réf. nécessaire].
Ressources
naturelles [modifier]
L'Afrique possède des gisements de minéraux (métaux), de pierre précieuse, de
reserves d'or
et de zinc.
Les ressources (pétrole, gaz
naturel, charbon) sont exploitées majoritairement
par des grandes multinationales. Elles sont souvent dénoncées
comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones.
Depuis quelques années, on assiste à l'exploitation de nouvelles
ressources naturelles, notamment par les pays asiatiques (dont la Chine et l'Inde) ou
pétroliers en manque de place : les terres agricoles sont achetées, et
les surfaces concernées sont très importantes pour un continent qui
subit la malnutrition et des famines régulières. Certains parlent de
recolonisation de l'Afrique à ce sujet[45].
Lieux et monuments célèbres :
- Pyramides d'Égypte
au Caire,
Louxor,
Sphynx,
Alexandrie
Égypte.
- Désert du Sahara, Algérie,
Maroc, Mauritanie,
Mali, Tunisie,
Libye, Égypte,
Niger, Soudan.
- Chutes Victoria, Zimbabwe,
Zambie.
- Mont Kilimanjaro, Tanzanie.
- Mosquée Hassan II, Ménara
(Marrakech),
Volubilis,
Golf d'Agadir,
Tour
Hassan et Mausolée Mohammed V à Rabat, Médina
de Fès,
Maroc.
- Tunisie
sites et monuments : Carthage, Sidi Bou Said, La Kasba au cœur du centre ville
de Tunis
avec à proximité le très réputé collège Sadiki, la mosquée El Zitouna,
le Collisé d'El Djem le plus grand de
l'Empire romain après celui de Rome, la Grande mosquée de
Kairouan également appelée Mosquée Oqba Ibn Nafi reste encore
aujourd'hui l'emblème de Kairouan et constitue le plus ancien et le plus
prestigieux monument islamique de Tunisie et du Maghreb,
véritable joyaux qui orne la ville de Kairouan
elle-même étant considérée comme la quatrième ville sainte de l'islam, Dougga
(site archéologique romain inscrit au patrimoine mondial de l'humanité),
le site archéologique punique de Kerkouane,
les habitats Troglodytes du sud tunisien etc...
- Les réserves d'animaux sauvages accessibles par des safaris : République démocratique du
Congo, Kenya,
Namibie,
Afrique du Sud, Tanzanie.
- L'ile de Gorée, lieu de
mémoire concernant l'esclavage, au Sénégal.
- Tipaza,
Timgad,
Djemila,
villes romaines en Algérie.
- Monument des Martyrs (Alger), Santa Cruz (Oran), Constantine, Medracen,
Palais des Raïs, Algérie.
- Villes romaines
d'Afrique
- Nombreux sites égyptiens en Nubie, Soudan.
- Plages sauvages de l'Archipel des Comores.
- Mali :
- Côte d'Ivoire :
Le tourisme de masse concerne davantage l'Afrique du Nord que
l'Afrique subsaharienne[réf. nécessaire].
Notes
et références [modifier]
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Liens internes
[modifier]
Liens externes
[modifier]
Sur les autres projets Wikimedia :
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- Guy Ankerl, Urbanisation rapide en Afrique Tropicale,
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- Georges Balandier, Sociologie actuelle
de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique
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- Frédérique Briard, Tiken Jah Fakoly - L'Afrique ne pleure plus,
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l'Université de tous les savoirs
en 2000, Service du Film de Recherche Scientifique,Glen roudaut,
Vanves, 2001, 1h 08'
- Continent Afriques : le dessous des cartes, documentaire
réalisé par Alain Jomier, Frédéric Lernoud et Natacha Nisic, Arte
France, 2008, 2h 40'
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